Je ne sais pas trop d'où vient cette réputation qu'ont les Suisses sur leur lenteur mais c'est pas l'impression que j'en ai après bientôt deux semaines de présence chez les Helvètes !
Je profite d'une soirée seul pour égayer un peu ce blog tout à fait vide ! (ça me fait déjà chier...je sais pas si je vais le tenir très longtemps...) Faut dire je n'ai pas trop le temps, avec des
journées qui commencent à 7h30 et qui finissent entre 18 et 19h, on a envie que d'une chose en rentrant, c'est de se mettre sa savate ! (dixit Claudy Focant)
Donc pour ceux que ça pourrait intéresser, je vais tacher de vous expliquer en quoi consiste ce foutu stage dans l'abricot, pour les autres je vous conseille un article très intéressant sur la vie
d'un jeune blanzynois (photo à la prime) qui part sur l'Altiplano bolivien :
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http://www.lejsl.com/actu/montceau/20080528.JSA7904.html (ça vaut son pesant de cacahouètes !)
Sinon, je fais donc mon stage dans une PME spécialisée dans la production et le conditionnement de fruits frais qui sont ensuite vendus sur le marché du frais...(tous les mots ont leur importance),
la boîte s'appelle Pitteloud Fruits :
En ce moment, on est sur la fin des fraises et on commence à plein régime l'abricot.
Le plus simple pour expliquer c'est de suivre le parcours d'un abricot...
Pitteloud a 30 ha de vergers qui viennent de finir l'eclaircissage avec au moins une dizaine de variété différente.
Donc PF reçoit des abricots (les siens ou des abricots étrangers : espagnols, français ou hongrois) en quantité variable, ça peut aller de quelques pallettes à plusieurs camions remplis.
Ya pas mal de boulot administratif à la réception afin de pouvoir tracer tous les différents lots de différents pays, producteurs...
On les fout au frigo plus ou moins longtemps. (la boite a une dizaine de frigo d'environ 50 m² chacun, un vrai labyrinthe)
On reçoit des commandes, la plupart du temps par des centrales d'achats de grande surface suisse ( Coop et Migros, l'équivalent de Carrefour et Auchan), selon le type de conditionnement qu'ils
veulent et la qualité d'abricots (petits ou gros) on se lance au travail...
On choisit le lot le plus adéquat à la commande selon le stade de l'abricot (dans des frigos de 8°C, les abricots évoluent pas mal) et on peut ensuite au choix calibrer le lot s'il ne l'a pas déjà
été. On se sett pour ça d'une Enorme machine : qu'on appelle d'ailleurs la MACHINE (ou aussi calibreuse, mais je crois que je suis le seul) et en gros on y fout des abricots en vrac et par un
mécanisme très très ingénieux que de pauvres ingénieurs agronomes seraient bien en peine de concevoir, les abricots sortent en continus dans des bacs qu'ils faut vider en continus, donc besoin de
beaucoup de main d'oeuvre...Quand je bosse sur cette machine, un de mes rôles est d'assurer la traçabilité des différent types d'abricots qui sortent et de les fouttre au frigo, puis aussi de
vérifier à ce que les ouvriers ne manquent de rien histoire que ça crache de l'abricot en continu !
Ensuite l'abricot peut être mis en alvéoles ou en barquettes puis mis en filet : nouvelle machine, nouveaux saisonniers, nouveaux problèmes ...
Dernière opérations étiqueter la marchandise...
Enfin quand on a nos pallettes de prêtes, on peut expédier le tout chez le client en optimisant les tournées des camions.
Et puis derrière tout ça, faut faire les notes histoire d'être payé, faire les contrôles qualité à la réception, la mise en valeur avant les expéditions.
Au quotidien, ça ressemble beacoup à de la gestion d'équipe (une quinzaine de personnes à répartir aux différents postes d'un atelier) a de la gestion de la qualité (grands mots pour en fait voir
si les abricots ont bien été trié par les saisonniers...un peu un rôle de flic) a loucher sur les saisonnières (erf...) et puis à un petit peu d'optimisation mais pas trop, parce que bah...pas trop
le temps ! Comment faire pour que ça fonctionne mieux...beau discours.
La plupart des ouvriers sont portuguais (Sam, Nath, j'ai toujours su que le portuguais était une langue d'avenir !), croates, hongrois, quelques suisses. C'est assez folklo pour se faire
comprendre. D'autant que donner des ordres à des gens dont l'âge peut être le double du tien, c'est pas évident évident, mais vous en faîtes pas THEY RESPECT MY AUTHORITY...
(ou pas)
Donc voila en ce qui concerne le stage, c'est assez exigeant, les journées passent pour l'instant super vite et à part le "patron" un suisse allemand qui quand il se met à brailler ressemble
étrangement à une version hyper vénère de Jacques Villeret.
Voila le beau rôle du stagiaire chez Pitteloud Fruits qui sert un peu de tampon entre les ingénieures et les intérimaires. Découverte un peu brutale du monde de l'industrie alimentaire, le bruit au
quotidien ("on à l'impression d'être à côté d'un camion de poubelle qui travaille" dixit Claudy Focant) les pauses...
Finit pour le stage, ça commence à me faire chier...
Bon sinon, en ce qui concerne le peu de vie qui me reste à l'extérieur, je vous présente la rue d'Elodie :
(l'oeil attentif remarquera un tag plutôt accueillant sur le mur de droite... non mais ils ont raison ces suisses, les gens un peu trop comme ça faut pas les lasser rentrer chez nous, ils peuvent
même pas profiter du secret bancaire...faut être cohérent, merde !) - Fin de l'aparté
Donc la rue d'Elodie : au coeur de la vieille ville, plutît très animé le soir, enfin c'est aussi le quartier des putes, d'ailleurs à l'heure où j'ecris ct'article ça braille pas mal dans la rue et
ça risque d'aller en enpirant pendant l'Euro 2008, et oui, bande de mou du slip césuriens qui partez à l'autre bout du monde, l'Euro 2008 ça se passe en Suisse et autant dire que c'est le
branle bas de combat à Sion, écran géant, déco...(tiens en parlant de foot, j'ai appris que Lyon avait encore frapper...Sam est ce que Bolleart met des objets de valeurs aux enchères ?
toujoutrs interessé.)
Et pour finir sur le football, figurez vous que les Français logent pas très loin de Sion durant l'Euro et arrivent en avion mardi prochain je crois. J'hésite à aller faire le groupie à
leur arrivée (ou pas...) Pit , Alex je vous enverrai une dédicace de Benzema (je passe pour un jackie en écrivant ça ?)
Bon sinon, le cliché des rues suisses super propres, et bien c'en est point un. Nickel Chrome...pas vu une merde de chien depuis que je suis là, presque obligé de voir si personne t'observe avant
de cracher par terre. (
zouille la crouille is back dans les bacs ! compact !)
Bon sinon, bah ce samedi je bosse... et dimanche j'ai prévu d'aller me ballader en altitude, à ce qui paraît ils montent les vaches d'Herens en alpages et c'est la fameuse race qui se battent.
Sinon, avec Elodie ça se passe toujours bien, on se fait des grosses bouffes en rentrant du boulot (à base de tiramisu, poulet aux abricots, salade de fraises...autant dire que gastriquement
j'enchaine des perfects depuis que je suis arrivé, y'aurait pas eu de PQ, ça aurait été la même, j'éxagère évidemment (ou pas)), on tchatche et YATA, on va voir Hiro Nakamura bend the continuum
espace-temps. nous avons d'ailleurs décider que je prolongerais mon séjour chez elle pendant une semaine de plus (je dis nous, sinon vous m'auriez pris pour un squatteur ou un violeur de petites
soeurs ou un truc dég dans le genre)
Bon à part ça j'espère que tout le monde se porte bien.
Morale de l'histoire : les suisses ne sont pas lents, il y a donc le feu au lac.
Je me doutais bien que tu me revaudrais ça...ça l'a fout plutôt mal...enfin à part si on est fier de la voie que l'on choist ! L'Agroéconomiste aurait il honte des moyens mis en oeuvre ? Pourtant, selon cette chère Nelly, *je cite*, le jeune Aurélien Pugeaux ne craint pas de partir aux antipodes...
Sans rancune gros !
La bise
j'attends toujours ton pseudo skype.
ps : t'en fais pas trop pour le tiramisu et la quenelle...elles font du bien par où elles passant !
POur l'inscriptio sur le mur, j'ai lu ZK - RBH ce qui doit vouloir dire qqchose d epas cool en suisse allemand/roman/bernois...
bises
David
coucou les parents d'ailleurs !